De retour dans la vie virtuelle…
Ces derniers mois ont été très riches en évènements : naissance de mon fils et adaptation de notre vie de couple, changement de cap professionnel, investissements personnels divers (très récemment je me suis marié, mais ce n’était pas d’actualité quand j’ai commencé à écrire cet article). J’ai dû faire une pause dans ma vie de photographe et d’informaticien hybride, tellement j’avais peu de temps à consacrer à mes activités « passions ».
Après cette nécessaire et difficile mais extrêmement positive période d’adaptation, je suis de retour avec des nouveaux projets, des idées et des solutions à la pelle (ça va commiter sévère sur le repo Licorn®) et du matos photo mis à jour. Chaque chose sera développée en son temps (en ce qui concerne Licorn®, il suffit de suivre le blog de dév), mais j’ai d’abord envie de parler un peu photo.
J’ai passé plusieurs mois avec le Canon EOS 5D. Un monstre vénérable : le premier 24×36 numérique [presque] accessible au grand public (sorti en 2005). Un monstre par la qualité de ses photos. Pas le meilleur au niveau construction, mais une bête extrèmement attachante par certains détails de son anatomie et de son fonctionnement (simplicité d’utilisation, bruit du relevé-de-miroir-au-déclenchement, compacité relative, appareil-photo-à-tout-faire avec un 50mm…). Après avoir adoré le 1Ds Mark II (mon préféré de tous les appareils pré-2009), j’avais trouvé mon outil compromis/idéal avec le 5D.
Si vous avez lu ce site, vous savez que j’ai spéculé et attendu de longues heures l’arrivé de son successeur, le 5D Mark II. Le 5D avait été un tel succès, Canon se devait de sortir un produit hors du commun pour lui faire suite. Je le voulais car j’y avais mis beaucoup d’espoir. Mais à sa sortie, je suis resté très sceptique sur ses apports : sans nouvel AF, avec un « trop-plein » de pixels (de 12 à 21Mpix) devenus physiquement beaucoup trop petits (<6µm), avec son mode vidéo aussi marketing qu’inutile (mise au point manuelle obligatoire…), j’ai boudé le Mark II car j’attendais vraiment mieux.
Puis mon fils est arrivé, et les vidéos de l’iPhone m’ont [encore plus] dégoûté d’utiliser un compact ou un téléphone pour immortaliser ces petits moments de la vie aussi éphémères qu’inutiles et pourtant tellement importants pour des parents. Je n’ai même plus envie de regarder les vidéos après-coup tellement la qualité est pourrie (trop de bruit), la profondeur de champ gigantesque : il n’y a aucune intimité dans la vidéo à cause de ça, alors que c’est la part la plus importante des moments passés avec un enfant.
Il fallait remédier à ça, sans pour autant transformer la maison en studio de cinéma, et sans devoir emporter une caméra en plus d’un appareil photo (j’ai déjà 20kg de matos photo, alors bonjour la remorque quand on part en vacances…). Le 5D Mark II etait en train de trouver petit à petit une place dans mon esprit, mais ses 21Mpix me faisaient encore un peu peur lorsque je pensais à mon disque dur (je shoote en RAW uniquement…). J’ai failli passer par la case 7D, mais sa difficulté d’approvisionnement à l’époque, couplé au fait que je me suis rappelé m’être posé comme éthique personnelle de ne pas redescendre en dessous de 24×36 au niveau du capteur, m’ont finalement poussé a commander un 5D2, presque à contrecœur (c’est dingue, qu’est-ce qu’il faut pas entendre…), ou au moins, « à défaut » de mieux.
Grand bien m’en a pris ! Car cet appareil est vraiment une merveille. Moi qui trouvais que la vidéo grand public était une vaste fumisterie, j’avais raison : la vidéo avec le 5D2 est un autre monde. La profondeur de champ du capteur 24×36 transforme chaque séquence, comme si elle sortait d’une caméra cinématographique. C’est un pur bonheur. Évidemment, il est necessaire de faire la mise au point manuellement, mais finalement je trouve que c’est un plus : une fois que l’on est habitué à l’objectif, c’est bien plus rapide manuellement que de laisser faire l’appareil. Les photos du 5D2 sont d’une qualité exceptionnelle. point barre. le capteur 21Mpix rend le bruit tout simplement invisible, jusqu’à ISO3200, et la fonction auto-ISO est un vrai plus. depuis que j’ai l’appareil je n’ai pas une seule fois sélectionné manuellement la sensibilité ; autant sur le 40D c’était la mine (l’appareil choisissait sytématiquement ISO400, et il bruite à cette sensibilité), autant sur le 5D2 la fonction est bien plus aboutie (l’appareil choisit même des 1/3 de valeurs quand c’est nécessaire, pour rester au plus bas possible).
Les nikonistes auront toujours quelque chose à redire sur le 5D Mark II, et ils auront raison car les Nikon proposent plus de choix de configuration et des fonctionnalités plus riches à niveau de boitier égal, mais en l’état actuel le 5D Mark II est plus qu’acceptable à mon goût.
Alors voilà. je fais court car ça fait plusieurs jours que j’essaie de publier cet article sans arriver à le finir. Vous trouverez de nouvelles photos sur mon site de photographe bientôt (je suis en train de monter une partie blog dédiée à mes sessions photos). En attendant de nouvelles lectures (ou écritures, pour moi), je vous souhaite bonne route à tous.