J’avais besoin d’hurler avec toi — pas contre toi

By on 3 juin 2014, in Cheminement personnel, Journal, Leçons essentielles, Parole

J’avais besoin d’hurler avec toi — pas contre toi.

La véhémence, même particulièrement forte, n’implique pas la violence physique.

Induit-elle alors la violence verbale ? La gesticulation ? La vocifération ?

Probablement. Mais ce sont toujours des possibles entre lesquels choisir sa voie, en fonction du besoin de verbalisation.

Étrangement, cette verbalisation est alors exprimée à travers une communication non verbale. Faut suivre ;-)

Mais quid si cette violence n’est pas dirigée contre l’autre ?

La lucidité de l’autre dans l’absurde : « tu te trompes de cible, mon amour », entre deux de mes hurlements. Excellent !

La violence n’implique pas la séparation.

C’est simplement l’un des nombreux possibles consécutifs.

À nous de choisir le possible que nous voulons ensemble, en fonction de nos besoins, de nos désirs.

Punir l’autre en utilisant après coup contre lui ce qu’il a dit — mais qu’il ne voulait évidemment pas dire — dans la phase de violence fait aussi partie des possibles.

C’est la voie facile. Celle que je choisis de ne systématiquement pas prendre. Pas sans y avoir réfléchi avant.

La voie de la facilité est rarement celle de la simplicité, encore moins celle de la santé, quand on touche à la relation entre deux êtres. Mais quelque fois si, quand on est dans un cercle vertueux.

Rien n’est écrit d’avance, et plus j’avance, plus rien ne me semble « naturel ». Je préfère de loin les choix conscients.

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