Le « sujet écologique » est à la mode en ce début de 21e siècle. Non seulement à la mode, mais nécessairement d’actualité, vu toutes les menaces qui pèsent sur notre planète. Cependant, le problème est mal énoncé selon moi : ce n’est pas la planète qui est en danger, mais bien l’espèce humaine (ou tout moins, une grande partie de celle-ci).

La planète nous a montré plusieurs fois, à travers les transitions entre les grandes ères, qu’elle est tout à fait capable de se transformer, et la vie à la surface de s’adapter. L’homme connaîtra-t-il à long terme le même destin que les dinosaures, pour des raisons qui lui sont propres ? C’est une question qui mérite d’être posée (elle l’est depuis longtemps, d’ailleurs…).

À ma petite échelle, l’écologie me touche car je souhaite laisser à mes enfants (nos enfants, à tous) un espace agréable à vivre, et des espèces animales et végétales à découvrir. L’écologie, mais pas seulement : tous les sujets connexes suscitent mon intérêt, en ce sens qu’ils participent tous au problème, ou la solution : la préservation de la bio-diversité, la pollution des nappes et des océans, la fin de l’industrie pétrolière et les énergies renouvelables, les bio-carburants et leurs impacts sur les cultures vivrières, le nucléaire et la sûreté des citoyens, le développement durable, la décroissance, les biens communs, la lutte contre l’oppression… Et j’en oublie certainement.

À la manière de la navigatrice Ellen Mc Arthur qui prétend ne laisser aucune trace sur l’océan dans la publicité pour la technologie Eco2 de Renault (et ne mentionne évidemment pas que la majorité des composants de son bateau ne sont pas recyclables et sont fabriqués dans un cadre industriel et chimique qui manque encore de législation pour ne pas impacter chimiquement sur toute la chaîne de l’eau ainsi que sur la santé des ouvriers qui l’ont fabriqué…), je souhaite vivre et agir en conscience (enfin, beaucoup plus en conscience que dans la pub !). Cependant, ne pas impacter sur la planète, la nature et l’environnement serait impossible, et complètement vain : depuis longtemps l’on sait que rien ne crée, rien ne se perd, tout se transforme, et donc que le simple fait de vivre en grand nombre a forcément un impact.

Nous pouvons travailler à réduire cet impact, ou mieux : le rendre positif. Les indiens d’Amérique et du Canada savaient avoir un impact positif pour les forêts, bien avant que nous les colonisions.

De notre côté, à part l’eau chaude, je ne vois pas aujourd’hui ce que la société occidentale a fait de réellement bien et durable pour la planète : aucune reconnaissance pour les denrées ni pour l’espace de vie agréable qui nous sont offerts par la nature…

Bon OK nous avons les télés plates, twitter et facebook. Mais c’est maigre. et c’est même amaîgrissant pour nos sentiments. Juste du profit, vite, vite, profiter et prendre tout ce que l’on peut avant de mourir. Et tant pis pour l’Autre.

Ça ne valait pas vraiment le coup d’avoir créé la sagesse, la solidarité, la convention des droits de l’homme, de la femme — bien que ça ressemble plus à un moyen camouflé d’oppression de l’homme sur la femme — et de l’enfant et toutes ces choses aux qualités bienfaisantes — je pense à la philosophie, mais c’est un point de vue purement personnel — si l’homme se retrouve au 21e siècle dans la même position que l’animal : toujours en survie, et sous la loi du plus fort (les rapports dominants/dominés sont légions).

Alors l’écologie est un vaste sujet. Intarissable, en pleine évolution. Ou plutôt, en pleine naissance vu l’état de maturité actuel de nos dirigeants… Pour ma part, l’écologie en soi – en tant que but – n’a pas grand intérêt autre que d’être une nécessité. Si on la considère comme le rapport d’oppression de l’homme sur la nature, alors elle n’est qu’une toute petite partie du problème.