Archives du mot-clé Linux

Supprimer un RAID mdadm

Pour supprimer un périphériques RAID :

mdadm --stop /dev/md0
vim /etc/mdadm.conf

→ supprimer les références aux périphériques & partitions

Puis changer le type de chacune des partitions qui composaient le RAID de “Linux RAID autodetect” vers “Linux”.

Le très opportun fichier .is_audio_player sur votre baladeur numérique

Sous Linux on peut tout faire, encore faut-il savoir comment. L’objectif ici est d’avoir d’une part tous mes CDs encodés en FLAC sur le disque dur, pour éviter les pertes (certains de mes CDs agés de plus de 15 ans sont inécoutables et je suis assez content d’avoir les FLAC pour ne pas remplir les poches déjà trop pleines des majors), mais de les convertir à la volée en MP3 (ou autre) lorsque je veux les écouter sur mon baladeur.
Pour celà il suffit de créer un fichier nommé “.is_audio_player” à la racine de celui-ci, avec le contenu suivant :

audio_folders=MUSIC/
folder_depth=2
output_formats=audio/mpeg,audio/ogg,audio/vorbis,application/ogg
input_formats=audio/mpeg

Grâce à celà, tout ce qui est envoyé vers le baladeur par un logiciel comme Rhythmbox ou Banshee est automatiquement converti, sauf si c’est déjà du MP3. Bien sûr il est important d’adapter le contenu de ses champs en fonction de votre baladeur…

Il y a encore quelques problèmes à régler, comme le fait que Rhythmbox convertit en 128Kbps sans poser des questions, ou le fait que Banshee n’envoie plus quand il croit avoir rempli le baladeur même si celui-ci n’est pas effectivement plein, mais globalement on est sur la bonne voie.

Configurer un [vieux] point d'accès Netgear ME-102 depuis Ubuntu

Temporairement en panne de connexion filaire à cause d’un bug très méchant dans le kernel Linux d’Intrepid (et de toutes les autres distributions, d’ailleurs…), j’ai du trouver une solution de rechange : me connecter en wifi sur mon réseau domestique. Ça aurait pu être extrèmement simple, si je n’avais pas donné la carte wifi de ma Freebox à des amis de Rochefort la veille du jour où j’ai vu mon pilote e1000e blacklisté — et supprimé — du noyau (en attendant qu’une solution soit trouvée, ce qui risque d’être long vu que même Intel n’a pas la moindre idée de la source du problème…).

J’ai donc récupéré au fond d’un carton un vieux point d’accès Netgear ME-102 (802.11b !!) que j’ai entrepris d’utiliser. Il faut savoir que ce point d’accès est livré avec un outil Windows pour le configurer par le port USB. Impossible donc (à première vue) de le configurer par le réseau : il n’y a pas la moindre interface web. Évidemment, l’interface windows ne marche pas avec wine, car il faut un pilote USB Windows, que l’on ne peut pas inclure dans wine.

Après quelques googlings, je tombe sur wap11gui. Je le compile difficilement à cause de Qt3 et des options qu’il faut donner manuellement à configure (--with-qt-includes=/usr/include/qt3) — et encore, il a un script configure !! Sans lui ça aurait été encore plus rodéo… Mais ce beunet de wap11gui refuse de se connecter au point d’accès. Je me retranche donc vers ap-utils, dont la dernière version est disponible pour Hardy. La classe.

Je lance donc ap-config, lui rentre l’IP du point d’accès (miraculeusement configuré pour récupérer une adresse en DHCP…), pas de mot de passe, et ça plante. Bon Dieu, c’est vraiment le bordel, le vieux matériel. La documentation des ap-utils est super compliquée et n’explique pas les phases de connexion, la documentation vers laquelle ap-utils renvoie, non plus…

J’ai fini par trouver que le mot de passe à utiliser (la communauté SNMP) estprivate” (public marche aussi, mais il est alors impossible d’écrire la configuration dans le point d’accès). Ensuite, il y a une subtilité avant le lancement d’ap-config : il faut positionner la variable LANG à la valeur C, sinon certains menus ne sont pas visibles, sans doute à cause d’accents incompatible avec l’interface en mode texte. Et les options d’upload de la configuration dans le point d’accès font partie de ces menus invisibles…

À partir de là, tout est simple : la configuration se fait sans difficulté, et il ne reste plus qu’à la sauvegarder dans le point d’accès. Pour celà, j’ai remarqué que deux choses étaient nécessaires : d’abord, pour tout écran de configuration que l’on modifie, il faut écrire la configuration avec la touche W après l’avoir modifiée. Ensuite, une fois que vous avez modifié tous les écrans que vous vouliez, il faut uploader la configuration pour qu’elle reste en place après les reboot : c’est dans le menu Commands→Upload que ça se passe. Si vous ne faites que l’un des deux, soit la configuration ne marche pas “de suite”, soit elle ne marchera pas “plus tard”…

La conclusion de cette affaire, c’est que le vieux matériel, même anté-diluvien (ce point d’accès a au moins 6 ans…) est assez bien supporté sous Linux, pour peu qu’on sache chercher. Il y a même des interfaces !

Redimensionner une partition SWAP

La recette est la suivante, sous Ubuntu Intrepid :

  • installer le paquet gparted s’il n’est pas déjà installé, grâce à synaptic ou apt-get.
  • Grâce à Gparted, redimensionnez votre partition swap, et éventuellement les partitions contiguës (personnellement, j’ai fait cela pour gagner quelques Gio sur /home)
  • une fois les partitions redimensionnées, lancez un terminal, et récupérez la liste des nouveaux UUID (identifiants uniques) pour les partitions qui ont été modifiées :
    • sudo blkid
  • avec les UUID des partitions modifiées (pour moi, swap et Home), allez mettre à jour les fichiers /etc/fstab et /etc/initramfs-tools/conf.d/resume (doit y figurer l’UUID de la swap en tant que partition RESUME (=de retour d’hibernation, aussi connue sous le nom de veille prolongée)).
  • reconstruisez l’image de démarrage du système avec la commande sudo update-initramfs -u, sans quoi Usplash ne s’affichera plus pendant le démarrage, et la veille prolongée ne fonctionnera plus complètement.

Trouver les paramètres d'un module du noyau Linux

Depuis le temps qu’on passe des arguments aux modules du noyau linux sur la ligne de commande de GRUB, ou directement (avec modprobe), je voulais savoir comment connaître ces arguments. Où sont-ils documentés ? Bien que je cherche depuis longtemps, je n’ai trouvé la réponse qu’il y a peu.

Il faut donc taper la commande suivante :

modinfo <module>

Et la liste des arguments, ainsi que leur documentation vous sera gracieusement affichée ! D’où par exemple, la documentation du module uvesafb, tout nouveau dans Intrepid et qui me pose quelques problèmes avec carte Intel X4500MHD (par ailleurs excellement supportée par X.org, à la pointe sous Intrepid qui inclut le dernier driver en date ; c’est une des rares cartes du marché sur laquelle XvMC est implémenté).